« Lecture phénoménologique du discours romanesque » de Thomas Franck (ULg)

Lors des Jec’SIC 2016, Thomas Franck a présenté ses réflexions pour une conception deleuzienne de l’interdiscursivité. Ce doctorant de l’Université de Liège travaille sur la réception de la philosophie allemande dans les revues françaises d’après-guerre. Il est rattaché aux unités de recherche « Traverses » et « Matérialités de la politique ». Il est également membre du comité de rédaction de la revue COnTEXTES.

En cette fin d’année, il nous informe de la publication de son ouvrage « Lecture phénoménologique du discours romanesque : Rhétorique du corps dans le roman existentialiste et le Nouveau Roman », aux éditions Lambert-Lucas.

Cet ouvrage est publié avec le concours de la Fondation Universitaire de Belgique, de l’unité de recherche « Traverses » (Université de Liège) et du groupe de recherche « Genach » (Genèse et Actualité des Humanités Critiques, Université de Liège).

C’est avec grand plaisir que l’association Alec-SIC vous propose de découvrir le résumé de celui-ci, ci-dessous :

« Ce livre propose une lecture phénoménologique du roman existentialiste et du Nouveau Roman dont les mutations rhétoriques sont profondément influencées par ce courant philosophique. L’impulsion de la phénoménologie, interrogation sur les rapports entre réalité phénoménale, conscience individuelle et corps, permet aux romanciers de résoudre une série d’impasses propres au réalisme du XIXe, ce qui renforce le rôle dominant du genre romanesque dans la littérature et plus généralement dans la culture. Mettant au centre de ses réflexions l’appréhension du monde par des corps situés, orientés au sein d’une chair indivise indissociable de ce qui la constitue comme signe, la  philosophie de Merleau-Ponty propose des catégories et une série d’outils herméneutiques pour l’analyse critique de ces œuvres, et en particulier du rôle qu’y joue la corporéité. La fécondité des catégories phénoménologiques merleau-pontiennes mises à l’épreuve de romans de Camus, Sartre, Beauvoir, Simon, Sarraute et Robbe-Grillet permet d’envisager un enrichissement méthodologique de l’analyse du discours littéraire. »

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